Un village en Haut Artois

 

 

Le Village, situé entre la ligne ferroviaire Lille - Lens et la Deûle canalisée, offre le visage d'une petite ville de campagne à l'aspect reposant.

Situé sur d'anciens marais aménagés tout au long des siècles, il bénéficie d'un environnement assez exceptionnel de verdure et d'étangs.

 

 

 

 

LE MARAIS ET L' ÉTANG DE LA BRIQUETTE

 

 

 

 

    

 

 

Histoire locale de Meurchin.

Extrait de la monographie d'histoire locale de Meurchin publiée par Monsieur Serge Picavet en 1980

On trouve des traces de Meurchin au VIIème siècle. "Le domaine de Meurchin, propriété royale, fut compris dans les biens considérables que le roi Thiérry III concéda vers 679 à l'Abbaye Saint-Vaast d'Arras, dans l'intention d'apaiser la colère divine, après le meurtre de l'évêque Saint-Léger d'Autun" (dictionnaire historique du Pas-de-Calais)      

"Si le nom de la localité n'est pas exprimé suffisamment dans l'acte de cette libéralité, on le trouve dans les confirmations et ratifications qui en ont été données par le pape Etienne III en 765, par le roi Charles le Chauve en 866, par le roi Eudes en 891 et par le pape Alexandre III en 1169" (Guiman)

Le nom de MAXTIN ou MAXEIN écrit dans la charte de Thiérry III doit être celui d'une partie d'une dépendance de MEURCHIN. Ce lieu a eu les dénominations suivantes : MARCHEIN en 76, MARCHEIUM en 876, MARCHIN en 1147, MURCHIN en 1664 et MEURCHIN en CAREMBAULT au XVIIème siècle.

Les Hordes Barbares qui envahirent au Vème siècle notre contrée livrèrent au nord de WiNGLES, au delà des marais et non loin de LA BASSEE, un sanglant combat contre les Légions Romaines.

C'est à la suite de cela que les localités d'ILLIES, HERLIES, LORGIES, MARQUILLIES prirent leurs noms qui signifiaient dans la langue celtique :"Champ de Malheur"(Illies), "Bornes du Champ de Malheur"(Lorgies), "Détruit et mis aux fers"(Marquillies).

Une troupe de Saxons, que CHARLEMAGNE envoya dans notre région, commença les premiers grands travaux de défrichement et d'assèchement. Ces travaux ont rendu la FLANDRE prospère aux IXème et Xème siècles.

En 881, notre région est dévastée par les NORMANDS. Les pilleurs, venus de l'ESCAUT, se déplaçaient sur des barques légères. Ils avaient tout ravagé sur leur passage.

Quelques une de leurs embarcations remontaient le cours de la DEÛLE qui, d'après certains documents, portait barques et bateaux jusqu'à LENS". (manuscrit de M. Dauchez)

Les pirates du Nord s'arrêtèrent à MEURCHIN et dans les villages environnants, notamment à PONT-A-VENDIN. Les Comtes de BOULOGNE et de LENS firent appel à leurs Vassaux pour lutter, et chasser les NORMANDS qui avaient anéantis THEROUANNE   et BOULOGNE.

"Un évènement considérable, qui semble avoir fait oublier tous les autres à cette époque: ce sont les incursions multiples des pirates du Nord, qui glacèrent d'effroi notre région et forcèrent les habitants terrifiés à chercher refuge dans les forêts et dans les souterrains qu'ile s'étaient creusés en hâte; il en fût ainsi dans le Comté de LENS quand, en 879, les NORMANDS débarquèrent en très grand nombre sur la côte de FLANDRE et vinrent brûler THEROUANNE. Deux ans plus tard, remontant l'ESCREBIEUX, le BOULEURIEUX, l'ENUIN et la DÊULE, ils anéantirent HENIN-LIETARD." (dictionnaire historique du Pas-de-Calais)

Selon ce que rapporte MALBRANCQ, l'épouse du Comte HERNEQUIN, Berthe, s'était réfugiée au château de LENS avec ses deux enfants. Le château fut cerné par les Barbares, mais échappa à la dévastation; soit que les assiégés se défendirent avec rage, soit que les NORMANDS manquèrent du matériel nécessaire pour battre en brèche les murailles.

Selon Monsieur Manier (études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du Département du Nord, Paris-Aubry 1861), MASTAING serait la variante de MAXTIN, tiré du cartulaire de SAINT-VAAST, diplôme de THIERRY III (673). Il n'a même pas hésité à dire que dans la mention "IN PAGO, CARIBAUT MAXTIN CUM APPENDITUS", il y avait une erreur évidente, puisque MASTAING n'est pas en CAREMBAULT, mais en OSTREVENT. Heureusement, il a modifié cette opinion quand il a pu avoir sous les yeux le fac-similé du diplôme mal copié et mal lu par l'abbé Van Drival. Comme il le reconnaît, le prétendu X ne ressemble pas à ceux qui figurent dans le même texte. C'est un R, et le T est un C. Sa conclusion est qu'il faut lire MARCIN. "Plusieurs paléographes, dit-il, que j'ai consultés, penchent pour cette opinion. L'un d'eux était d'avis que si l'on pouvait écrire MAXCIN, on lui eût donné la forme MAXIN (C après X n'a pas de raison d'être, X étant déjà équivalent à CC).

En adoptant MARCIN, tout s'expliquerait facilement : ce serait MEURCHIN EN CAREMBAULT. MARCIN, MARCHEIN indiquent un nom d'homme.

Comparer : MARCHIN (Belgique) 1216, MARCINS, 1264 MARCHINS MARQUAIN (Belgique) 1108; MARCHEN; 1107, MARCHEGEM, MARKING, MARCHIENNES-AU-PONT (Belgique 840,860) MARCIANX

Les étymologistes belges sont d'accord pour y voir les noms de MARCUS et     MARCIANNUS

674 MARCIN - 765 - 870 MARCHEIM - 876 MARCHEIUM -  891 MARCHEUN - 1429 MEURCHIN.